Excerpt for AMEN ou L'Enfant et La Bête by , available in its entirety at Smashwords


Angel R. Almagro









AMEN

ou L'Enfant et La Bête

















Éditions Dédicaces








AMEN ou L'Enfant et La Bête

par Angel R. Almagro



















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Angel R. Almagro









AMEN

ou L'Enfant et La Bête






Introduction





L'être, l'espèce humaine, sait à peine ce qu'il est, qui il est, parce qu'il oublie ce qu'il fut et ce qu'il sera. Il ignore et il s'ignore soi-même, parce qu'il ne cherche plus; il ne se cherche plus soi-même. Et il abandonne son foyer. Il le perd parce qu'il le néglige de plus en plus, ce foyer nôtre, le monde.

Que lui manque-t-il? Un peu d'amour, d'amitié, de paix, de compréhension, de bien-être, de bonheur, de liberté, ou peut-être de solitude; telle une fleur seule dans un jardin; un oiseau sur la branche d'un arbre sec; un papillon qui vole dans une steppe sans trouver la fleur qu'il cherche; un homme, peut-être un jeune homme, seul dans une barque égarée au milieu de l'océan; ou une personne sans famille dans une grande ville, sans amour. C'est ce que nous appelons soli-tude. Cependant, il n'en est pas moins certain que tantôt l'homme ou la femme a besoin parfois d'une telle situation d'abandon, je veux dire de solitude, pour penser à soi-même et à tout autour de lui, ou d'elle, à son habitat, c'est-à-dire à la société à laquelle il, ou elle, appartient, l'écosystème humain. C'est quelque chose qui est toujours auprès de nous, la solitude, qui attend pour nous comme un être pensant; quelque chose qui ne s'ennuie jamais soi-même, comme notre monde, notre planète, qui est seul dans l'espace, bien qu'il semble être tout près du Soleil, son régisseur. Et il est là, le monde, à travers le temps, en silence, en solitude.

Lui manquerait-il, à cet être, un peu de foi et de confiance en soi-même?

Donc, en tant qu'être pensant, qu'espèce humaine, mais impar-faite, me manquant quelque chose aussi, je suis à la recherche d'une poésie plus libre et plus humaine, qui soit dépourvue de tout ce qui porte préjudice à tout être, à toi, à moi, ou à quelqu'un d'autre. Une poésie qui l'aborde comme frère, avec amour; qui le considère dans toute son intégrité physique (lui-même, son milieu et son confort, soit son bien-être) et spirituelle (sa conscience, sa pensée, ses idées et sa liberté), cette intégrité spirituelle dépendant de l'intégrité physique.

Une poésie qui lutte à travers son langage poétique pour sauver cet être de tout ce qui le nie, l'ignore ou le plonge dans l'obscu-rité et l'absurde; ou simplement qui le détourne de la voie d'intégration humaine. Une poésie politique en soi, a partir des besoins de cet être et de ses manifestations spirituelles, parce qu'elle cherche, recherche, découvre, dénonce, compare, critique, satirise, honore, sublime, pardonne, aime, conseille, considère, défend, respecte. Une poésie qui est vérité en soi-même, parce que "la vérité est pour la dire, non pour l'ignorer"(Jose Marti)

Une poésie engagée, qui respecte l'être, ses idées et ses problè-mes humains, sans renoncer à l'aider à trouver ensemble un chemin plus convenable du point de vue humain, à travers de la dissuasion et de la persuasion poétiques, c'est-à-dire le langage poétique proprement dit, parce qu'elle persuade d'aimer, de faire le bien, de travailler pour s'égaler dans la société, de vivre, d'être humain. Et elle dissuade de haïr, de faire le mal, de ne pas travailler, de vivre pour vivre, parce que:


C'est mourir soudain,

Vivre pour vivre,

Etant inhumain

Si l'on s'y livre.


Aimer s'il faut aimer;

Aimer s'il faut haïr:

Si amour est semé,

On voit amour jaillir.


Une poésie qui trouve dans le travail en tant que droit des humains, notamment au moyen de l'équivalence de cette activité vitale, le seul moyen d'affronter et vaincre la faim, la misère et la pauvreté, non seulement pour être cette activité ce qui permet la stabilité de l'existence humaine.


Plus tu travailles

Plus tu manges copieux

Ainsi tu travailles mieux

Et tu manges comme les dieux

En éloignant tes funérailles:

A peine ton cœur se voit vieux.


Donc, pour être le travail l'énergie qui préserve la condition humaine, la raison fondamentale qui garantie l'évolution de l'espèce savante, du fait que:


Notre énergie et talent

Nous tous empêchent

D'être passé au présent,

Pour être futur à temps,

A moins que soient sèches

Nos mains fécondant.


Il faut garantir tous les moyens qui permettent que les humains travaillent et évoluent harmonieusement sans affaiblir la sélection naturelle dans la société humaine.


Donc, j'envisage une poésie pour l'amour et l'amitié, parce qu'elle est amour et amitié.

Une poésie pour le respect au droit d'autrui, à la liberté et à l'intimité.

Enfin, une poésie cosmopolite, franche et sincère; une poésie de l'être pour l'être en tant qu'être dans son monde nécessaire.



Angel R. Almagro

le 17 avril 1991.

Modifié et enrichi le 4 Octobre

et le 30 Novembre 2001








A savoir




Au début des années quatre-vingt-dix, en pensant au monde que Dieu nous avait conçu quand Il créa le Paradis, et à celui dans lequel nous habitons, une grande confusion m'envahissait et me bouleversait spirituellement. Donc, il me vint à l'esprit l'idée de créer, à travers la poésie, un moyen, qui même en rêve, m’approche du monde édénique, tout en approchant ce monde-ci, à son tour, au nôtre, humain et imparfait. C'est là, la raison pourquoi je commençai à écrire l'œuvre de poème AMEN à Cuba.

L'œuvre AMEN, source de mon entière création littéraire, y compris le roman « Au-delà d'une Aventure: Un Bel Amour », n'en est pas moins mystique du fait que son auteur est un cubain qui n'a jamais mis les pieds dans un pays francophone.



Préface



Cher lecteur:


Ce que je vous offre ici,

C'est quelque chose de moi-même,

Un livre, un simple poème

Qu'avec amour je vous écris.


J'y parle de tout, mais peu,

Du monde beau, mais confondu,

S'égarant dans son univers, ému,

Et vivant, qui bouge, sans feu.


Mais j'y parle tout de même

Et honore la Belle de toujours,

Créée une fois avec amour,

Qui en souffrant, nous aime.


Et en aimant, elle pèche

Parce qu'ainsi créée elle fut;

Pour que dans son autel, nue,

Et sans loi, elle prêche.


J'y parle de vous, Monsieur,

Et de vous, ma chère dame,

Et d'elle, si fragile, si femme,

Vivant tous sous nos cieux.


Et amis, je vous persuade

D'aimer, non comme elle,

Faite exprès pour être belle,

Que de haïr je vous dissuade.


Et de longs ans de poésie

M'y envahissent, que je reçois,

Malgré ces durs temps, avec joie,

Où je parle de la triste Jolie.




Ma poésie n'est nouvelle,

Car j'imite d'autres inspirés

Qui face à cette jolie née,

Aussi s'inspirent en elle.


"Ne me laisse pas tombé en luxure

Et délivre-moi de ce doux mal

Qui me rend comme animal

Face à l'œuvre impure"


Toi, Maçon de l'univers glorieux

Tout immense et infini,

Le péché niche dans la jolie

Soient beaux ou non les cieux.


"Si Tu l'as joliment créée,

Tu l'en aurais détruite alors!

Pour qui peu existe l'aurore

Il n'existe que le lit défait!"


Lui, Il nous pardonne et enflamme,

Notre chemin de péché toutefois,

Qui pour le Verbe fit la Croix

Et pour l'homme, grâce, la femme!


Et nous tous, Il nous fit

Tels nous sommes, pécheurs,

Fragiles comme une fleur

Qui sans amour, hélas, flétrit!




Dédicace



A nous, Césars,

Bons pèlerins,

Et à Toi, Divin

Qui nous viens

Sans retard!


A nous, que la nuit

Couvre et cache

Derrière l'oubli

En attendant, qui luit,

Le Soleil sans tache!


A nous, non égaux,

Pourtant pareils,

Que le péché émeut,

Et du Ciel, l'eau

Et le feu

Du Soleil!


A nous, imparfaits

Issus de la femme,

Et dont l'âme

Egare la paix!


A nous!


A nous, Césars, les fleurs,

Et à Toi, Seigneur,

Et aux martyrs, et leur parfum,

Et aux chrétiens,

Tous pécheurs,

Et imparfaits humains!


Nos conflits


I


Du 14 au 26



Depuis des temps passés,

Dont je me souviens assez,

A Paris de Robespierre,

De Danton et Marat,

Est née pour tous une pierre

Pour l'époque des droits

De l'ouvrier et du paysan,

De la République et du bourgeois,

Du suffrage et de l'argent,

De la révolution nouvelle

D'humaine fraternité,

Pour la patrie universelle

De franche liberté

Pour tous à la fois

Et d'égalité citoyenne,

Pour les papes et les rois,

Pour la classe moyenne

Et le prolétariat,

Blanc, métis ou noir,

Qui à côté d'un magnat,

Se regarde dans le même miroir.


Depuis ce temps passé

Dont je me souviens,

Le Paris de Maximilien,

De Babeuf, tu vois, de Fouché,

Et depuis la pierre, la primera

De l'époque de droits,

Il y a des guerres encore,

Conflits toujours violents

Par tant de héros morts,

Victimes et toujours innocents

Nous manquant l'amour

Comme la nuit au rêveur,

Comme à la vie le jour

Et à l'amoureuse une fleur

Si nécessaire pour la vie


Et par manque d'amour

Et par manque de concorde,

Avant que finisse la nuit,

Il y en a qui à leur tour

Se pendent à une corde!


Et par manque de concorde,

Non comme la lune à la marée

Et au trapéziste, sa corde,

Comme à la vue, la beauté,

Comme à tout homme, sa chance,

Comme au fœtus, son terme

Au moment de la naissance,

Mais avant, à l'utérus, le sperme,

Comme la belle au laid,

Comme l'homme à la femme,

Comme de la mère, au fils, le lait,

Et comme au tyran, le cœur infâme,

A la République, le parlement,

Comme au pays, la Constitution,

Comme à la voile, le vent

Et au poète, l'inspiration,

Et à celle-ci, le poète,

Comme au naufragé solitaire,

La présence d'une alouette,

Soit-elle son ultime partenaire.


Et depuis ces vieux temps

Que je n'oublie guère,

Par des conflits violents

S'épanouit la guerre.


Et malgré la naissance

De l'époque des droits,

Et malgré la bienfaisance

De notre Christ de la Croix!

II


Va-t-en, guerre



Des guerres douloureuses

Et stupides se succèdent,

Guerres inhumaines et ténébreuses.

Et pour qu'ils nous aident,

J'implore Jésus et la raison,

La concorde et l'humain

Pour trouver un bel horizon

le Soleil Roi, dès le matin,

Nous éclaire, sans qu'aucune carline

Ni cirse qui sans amour éclosent,

Ne nuisent aucune jolie divine,

Mes Muguets, mes Iris ni mes Roses!


Et par la concorde et la raison,

Qui ennoblissent l'âme et el cœur,

En créant un bel horizon

De paix, d'amour et de bonheur!


Et par le Créateur Suprême

Depuis son Trône Divin

Qui nous gère et nous aime

Par son Fils le Nazaréen!


Et par le Soleil qui éclaire,

Une fois pour toute disparaîtront

Tous ces conflits obscurs et amers

Que prônent, hélas, nos démons!



III


Adoration



Et aux Cieux

Comme à la Terre

Contre la misère

Telle la guerre

J'adore Dieu.






Les villes fanées


I


Ville Jaunie



Aÿ, Paris, Rome, Londres,

Comme Mexico et New York,

Sans soleil, à l'ombre,

Seraient des villes mortes.


Comme Séoul, Delhi, Tokyo,

Où il n'y aura plus de matins;

Et ni à Vienne et ni à Rio,

Ni à la Haya, ni à Pékin.


Et à Montréal, Berne, Dallas,

Et aussi à Jérusalem

Où nos prières, hélas,

Ne parviendraient au Suprême!


Nous donnerait-Il miséricorde

Pour avoir, par tant de haine, détruit,

Par manque d'amour et concorde,

Notre monde unique et joli?


Et Prague, Athènes, Lisbonne,

Hollywood et Berlin,

Comme l'ancienne Babylone,

Oubliée Ville des Jardins,

Comme Oslo, Madrid et Moscou,

Seraient toutes une savane

Sans commencement ni bout,

Et jaunies comme ma Havane.


Et comme fantômes, les villageois

Rôderaient dans les rues désertes,

Pâles, au gré de ce vent froid,

Qui emporte les feuilles inertes.

II


Ma ville



Elle


Je pleure sans force

Voyant passer le temps

Alors que partout s'amorce

L'ironie et courent les ans;

Passe ma vie qui désespère;

Viennent les étés chauds;

Vont les froids hivers;

Et s'oublient mes vieux temps si beaux.


Rêveur


Mais souviens-toi qu'en spirale

Tout s'écoule; et tel qu'auparavant,

Ce que tu as été, ma Capitale,

Propre et unique, et belle encor plus,

Ville de poètes et d'ouvriers,

Ma grande Ville, le seras-tu,

De tout Américain foyer.


Elle


"S'il n'y a pas de maladie,

Mon vieux, qui dure cent ans,

Ni corps qui s'en tienne à la vie",

Dis si l'on peut se passer du temps!







Rêveur


Oui, de la vie, le temps est le bourreau;

Mais si sans laisser des traces rien ne meurt,

Ce qui devient vieux sera nouveau,

Et tu seras plus fraîche qu'une fleur!


Elle


Regarde donc! Tout en soi est vacarme;

Tout désespère; tout y est décombre;

Et coule un fleuve de larmes

Du fait que j'ai égaré mon ombre!


Rêveur


Mais le Soleil brille encore,

Père de l'eau, de la lumière,

De l'homme, énergie première,

Pour que la vie ne laisse d'éclore,

Pour toi et pour la Terre entière

Avec plus jolie chaque aurore!





L’écologiste


« Je change tous les titres du monde

Pour celui de citoyen »

Simon Bolivar



Citoyens de la Terre

Faisons qu’à tout réveil

Nous offre sa lumière

Un grand nouveau Soleil.


Citoyens que j’aime,

C'est bien par amour

Que devient plus saine

La vie chaque jour.


Citoyens du monde,

Y unissez-vous

Pour qu’à notre ronde

La vie arrive au bout.


Citoyens glorieux,

Aimons la nature

Afin qu’en tout lieu

Soit la vie plus pure.


Citoyens tous amis,

Aimons notre Terre,

L’unique et jolie,

Et avec ses mers.


Ecoutez, citoyens,

Comme la boule bleue,

Je suis sûr et certain,

Nous n’en aurons pas deux.


Citoyens de bonne prose,

Cultivez pour l’ami

Une belle blanche rose

Et pour celui qui maudit.


Citoyens de vers profonds,

Aimez, telle la vie, les fleurs

Et ainsi, tes compagnons

Avec passion et chaleur!


Citoyens de Dieu,

Que pousse le bonheur

Partout en tout lieu

Comme partout les fleurs.


Citoyens tous pareils,

N’ayez nulle peur

Ayant le Soleil

Et votre grand cœur.


Tous bons Citoyens,

S’il n’y a qu’une lumière

Dès chaque matin

A quoi bon les frontières.


Citoyens tout oreille,

Mettez-vous ensemble,

Mais restez en veille,

Car le saphir tremble.


Pourquoi, Citoyens,

Tout ce qu'on regarde,

Dès l’aube au matin,

S’efface par mégarde?


Citoyens, tous gentils,

Sauvons notre Terre


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