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Excerpt for Brin d'hysope by , available in its entirety at Smashwords






BRIN D’HYSOPE



Ricardo Leonardo AKPO



Solara Editions





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Brin d’hysope



© Copyright 2019 - Ricardo Leonardo AKPO



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Toute reproduction, distribution ou partage interdits sans accord et autorisation de l’auteur et de l’éditeur.



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Solara Editions

New York, Paris, Cotonou

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Couverture: Dallys-Tom Medali

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Page web: www.livres.us

Editeur: editeur@livres.us

Auteur: ricardo@livres.us

Facebook: @ArtLit7

Twitter: @AfroBooks



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A

Théophane et Marguerite

Pour cette fleur d’Amour qui rit et ne se fane

Pour cette fleur de Tendresse, fleur-marguerite



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Préface

Des mots aux ans verts allant droits

"Le grand mystère de toute l'Œuvre de Dieu,

Serait-ce le soleil, l’étoile dans les cieux ?

La lune qui offre un grand concert éclatant

Les soirs. Murmure du zéphyr ou de lautan ?"

Un Lamartine de plus ou un Hugo qui sajoute ? Imaginez le disque solaire gambader dans le firmament. Prêtez l'oreille aux yeux qui tambourinent, regardez les nuages marcher et sentez la proximité des étoiles qui peuplent vos rêves et scintillent dans la nuit de vos doutes et illusions. Inclinez-vous simplement devant la Beauté de la Création et vous sourirez à la danse des mots, à la valse des vers, au cliquetis des lettres ! Mais là n’est pas le brin de lhysope. Allez plus loin et vous verrez un brin de Lamartine épicé par celui dHugo. Ce mélange reconditionné donne le cocktail du "BRIN D’HYSOPE", le recueil de poèmes que Ricardo AKPO ma fait honneur de déguster. Un poète de plus? Non. Une œuvre poétique de plus ? Non plus. Mais une œuvre poétique qui fait retentir dans le vent et résonner dans la tempête la brise légère des vers doux, des vers aux relents cathartiques et purificateurs. "BRIN D’HYSOPE", est une œuvre entièrement à part qui mérite quon lapproche avec lesprit vierge, sans préjugés ni parti pris. Pour apprécier à sa juste valeur une œuvre poétique, il faut adopter l'attitude de celui qui va à la rencontre du Transcendant, dans son Temple Sacré, le cœur ouvert et l'esprit disposé à respirer à pleins poumons les effluves d'éternité que distille le Milieu Divin et où l'âme contemple le Beau et le Vrai. Lire une œuvre poétique, c'est comme gravir la Montagne Sainte, les pieds débarrassés des sandales des idées préconçues, des jugements hâtifs. Car derrière toute œuvre poétique, se cache toujours un projet, une vision, un mystère qui oriente l'être vers le désir du Vrai, un mystère qu'il faut patiemment percer. Et le Vrai ici se justifie dans le rapport quil entretient avec le genre poème.

Le poème, on le sait, est ce genre qui, à tort, est très souvent taxé d'hermétique. Et pourtant, se laisser emporter par ses flots, ouvre la voie à un colloque avec soi-même, car en définitive, l'ultime but du poème, c'est d'être un lieu où qui le lit entre en dialogue avec lui-même pour s'examiner dans la vérité de son être sans hypocrisie ni faux-fuyant. C'est un lieu de recueillement où le lecteur exorcise ses peurs et allège son âme du spleen et de tout le poids existentiel que font peser sur elle les vicissitudes de la vie. Et c'est à la lumière de cela que s'éclaire l'œuvre unique que nous propose le jeune Ricardo AKPO. Une plume singulière à plus dun titre, dirions-nous. Et pour cause!

D’abord, Ricardo AKPO pousse le genre poème au-delà de ses limites et de ce que nous sommes habitués à voir et à lire ces dernières années. Il se trace son propre chemin et puise dans le patrimoine poétique universel et dans les convictions profondes qui font mouvoir et bruire sa plume, les ressources nécessaires à la réalisation de son projet artistique. Lauteur, ce fol amoureux de Victor Hugo, après avoir conçu son champ de symboles, démontre surtout, que si au genre poème on doit intenter un procès, alors, les mêmes chefs daccusation devraient être aussi portés à l’encontre des autres genres en loccurrence le roman, le conte, la chanson. Puisque dans "BRIN D’HYSOPE", le style narratif de la prose romanesque est mis au service de la poésie; le conte et la chanson empruntent leur organologie à la poésie classique pour réanimer le souffle subtil des esprits divins qui parsemaient ce mouvement ‘’classicisme’’ de la seconde moitié du XVIIème siècle. Et à cet instant, une question se pose: "Quel est donc ce lien quun Poète du XXIème siècle cherche à entretenir avec ceux du XVII siècle? En cherchant la réponse avec le cœur, il vous dira que cest ‘’La Passion’’. Le poète conçoit une œuvre pure en dressant tout son corps sur le tapis à l’effluve exquis des poètes classiques où le divin questionne le néant, et où la force et la pureté de l’âme se font ressentir à travers le bout de plume pour senivrer de leur esprit. Nous sommes ici en face d'une œuvre foncièrement classique, où l’évocation de la nature, la retenue, la mesure, et la clarté du style s’endimanchent pour dévoiler le véritable visage de ce mouvement. Quant à la musicalité portée par une prosodie où rythme et cadences, rimes et danses stigmatisent la décadence de certaines valeurs cardinales et humaines, il y a simplement à reconnaître que ce que produit le jeune Ricardo AKPO remet en selle chez nous la poésie classique. Il nous offre une très belle création artistique qui, à aucun moment, na manqué de rester fidèle au genre poétique choisi, la poésie classique. Il fait redécouvrir son arène poétique telle que les pères de la chose lont conçue. Cest simplement dire que Ricardo est une PLUME, mieux Un MOT VIVANT qui mérite d’être suivi.

"BRIN d’HYSOPE", en outre, est un champ dintertextualité savamment cultivé. Une terre sur laquelle le poète a renversé les thématiques traditionnelles à la poésie à savoir lamour, la solitude, la joie, la déception et où, à la Lamartine au bord du lac-, il convie le lecteur à une union avec la nature quil donne à voir et qu’il dote d’un cœur bien grand pour nous prendre tous dans son giron. Et par la suite, il va refuser de taire son cri-appel, "Je ne suis pas athée". Loin de virer au déisme, il crie sa foi chrétienne et entonne la cantilène élégiaque de la nostalgie de son père dont il espère contempler le visage dans le Face-à-face Final et Eternel. Et là, se dévoile tout le mérite de "BRIN D’HYSOPE" qui est comme une éponge quil envoie pour épurer notre espace interne rempli de souillures et remords. Quand on essaie de percer le dessein du poète à travers sa plume, en sortant la tête de l’œuvre après lavoir parcourue, on a lesprit blanc comme la neige, un esprit purifié par lhysope, en référence au Psaume 50 dont le souffle domine le recueil: " Purifie-moi avec l'hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige" (Ps 50,9). Bien plus, chacun devient ce brin d'hysope dont se servirait l'autre pour sa propre purification pour un monde plus sain et plus humain.

In fine, AKPO Ricardo, à travers son recueil, envoie comme en mission sa plume porter à la vue et/ou à l’ouïe puis à tous les autres sens, le son de ces mots-fleurs qui résistent à tout et qui se refusent de ne point prendre forme même sur un sol. "BRIN d’HYSOPE" est à lire en corps et encore car chaque feuillet est une pépite d’art à faire découvrir et à déguster délicieusement.

Harmonie Dodé BYLL CATARYA,

Auteure-Slameuse



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O ! LECTEUR !

La jonquille ouvre ses corolles d’or

Sous un bleu ciel peu humide encor.

O ! Ferme bien les yeux de ton cœur

Laisse l’âme gaie, sentir l’odeur,

L’esprit contempler joyeux l’antre

Et vois l’infime flamme de l’âtre

Qui vraiment vacille mollement

Espérant toucher le firmament

Par ses fumeroles frêles encor.

Dolce, le veule lionceau devient fort.

Laisse le jugement au seul bon Dieu

Et prends soin de ta marche vers les cieux.

Et que les anges avec une belle chope

A l’entrée te lavent de quelque brin d’hysope.



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‘’Il est saint de toujours feuilleter la nature

Car c’est la grande lettre et la grande écriture ;

Car la terre, cantique où nous nous abîmons

A pour versets les bois et pour strophes les monts’’



Victor HUGO



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Hymne Matinal

Un matin de bonheur, un matin de bonheur

Laube, lentement prend possession de la nuit

La nature se réveille et son noir senfuit,

Un matin de bonheur, un matin de bonheur.

Le nuage dans les cieux hâtivement marche

Préparant la venue du soleil sans relâche.



Le coq séduit par sa mélopée monotone

Offrant ainsi au monde sa quotidienne aumône

Un matin de bonheur, un matin de bonheur.

Les poussins lancent plaisamment leurs pioupious

Apeurant bien les rongeurs nocturnes filous

Un matin de bonheur, un matin de bonheur.



Les oiseaux gazouillent au-dessus des hêtres

Et ravivent linstinct des travaux champêtres,

Un matin de bonheur, un matin de bonheur.

Certains gaiement papillonnent de branche en branche

Examinant le cran ou lacmé de leur manche.

Un matin de bonheur, un matin de bonheur.



Les hommes, forts, entrent en contact avec le jour,

Qui déjà, les sollicite au quotidien joug.

Un matin de bonheur, un matin de bonheur.

Les femmes disputent bien au fond de la cuisine

Avec la fumée qui, dans leurs yeux, tambourine.

Un matin de bonheur, un matin de bonheur.



Les marmots, s’égayant bien de leurs retrouvailles

Font sauter parfois à leur côté, des volailles.

Un matin de bonheur, un matin de bonheur.

Le soleil prend enfin possession de la nature

Et étend sa loi dune vive envergure.

Un matin de bonheur, un matin de bonheur.



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Phébus

Et moi, quand le soleil couvre de ses rayons

Le ciel, déclenchant la chaleur des horizons

J’aime à gouter le frisquet du lac, de rivière

Loin de cité et ville. J’opte pour le repos,

Sous un grand ramage, en silence, au marigot

Ne pensant à rien, et contemplant Drè, tout fier.



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VACANCES A DRE

A l’heure où le soir revêt sa couleur fade

Ces jeunes gamins s’offrent une balade

Tout joyeux sur les eaux vives de ‘’Klouto’’.

Ils gambadent sur le chemin les coteaux



Sourient au vent qui caresse leur corps

Et répand dans leur nasale vibrisse

Du parfum de jeune arbrisseau encore

En forme de festons et qui se hisse



Droit vers les vastes cieux gris de Drè.

Au loin les cabanons des bouviers

Ces peuls, maitres de l’espace, de terre

Se dévoilent. Tout près, ceux des fermiers.



Sur les rivages de Klouto reposent

Des pirogues, des filets qui exposent

Des carpes, silures, de vieux pêcheur

Déjà descendu des eaux, plein d’ardeur.



Quand la nuit disputait avec cran

Au coi soir pour prendre le grand pan

Des heures du concert des étoiles,

Et l’horizon déjà, plein des voiles



Du noir, ces gamins, gais, à regret

Rentrent insatiables de merveille

Dont regorge Drè, un vrai secret.

Or, c’est de leur vrai départ, la veille.



Klouto : Le nom d’un marigot situé dans le village (Drè) du Poète.



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VILLEGIATURE


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